Protection moto niveau 1 ou 2 : lequel choisir ?
Faut-il choisir une protection moto de niveau 1 ou de niveau 2 ?
Le niveau 2 est le choix à retenir dès que vous quittez la ville. Il laisse passer moins de force lors du choc d'essai : 9 kN de moyenne pour une dorsale contre 18 kN au niveau 1, 20 kN contre 35 kN pour un genou ou un coude. Le niveau 1 reste plus fin et plus léger.
Ce que mesurent les niveaux 1 et 2 de la norme EN 1621
Une protection EN 1621 n'est pas jugée sur sa solidité, mais sur la force qu'elle laisse passer jusqu'au corps. En laboratoire, une masse tombe sur la protection posée sur un capteur : plus la force relevée est faible, meilleur est le résultat. Le niveau 2 est la catégorie qui transmet le moins de force.
Pour les genoux, coudes, épaules et hanches, Dainese décrit une masse de 5 kg lâchée de 1 m, ce que Speedway chiffre à 50 joules. La dorsale subit un essai à l'impacteur pointu, qui imite un dos heurtant un bord de trottoir (Dainese).
Les seuils en kN, zone par zone
| Norme | Zone du corps | Niveau 1 | Niveau 2 |
|---|---|---|---|
| EN 1621-1 | Épaules, coudes, hanches, genoux | Moyenne ≤ 35 kN, pic ≤ 50 kN | Moyenne ≤ 20 kN, pic ≤ 35 kN |
| EN 1621-2 | Dos | Moyenne ≤ 18 kN, pic ≤ 24 kN | Moyenne ≤ 9 kN, pic ≤ 12 kN |
| EN 1621-3 | Thorax | Moyenne ≤ 30 kN, pic ≤ 45 kN, répartition 15 % | Moyenne ≤ 20 kN, pic ≤ 35 kN, répartition 30 % |
Sources : Speedway pour les trois lignes, recoupé avec Dainese, Wikipédia et Le Repaire des Motards pour le dos et les articulations. Deux écarts à connaître. Pour le thorax, Le Repaire des Motards donne une moyenne de 20 kN et un pic de 35 kN sans les rattacher à un niveau : seul Speedway les détaille par niveau. Pour le dos, Le Pratique du Motard écrit que le niveau 2 ne dépasse jamais 9 kN sur un seul choc, alors que Dainese, Speedway et Wikipédia fixent le pic à 12 kN : ce guide retient 12 kN.
Moyenne et pic : ce que chaque chiffre contrôle
La moyenne est calculée sur la série de chocs de l'essai : elle dit si la protection absorbe correctement en général. Le pic est la valeur maximale tolérée sur un seul choc : il écarte une protection correcte en moyenne mais capable de laisser passer un coup très fort à un endroit précis. Pour la dorsale, Speedway indique 5 chocs, dont 2 sur des zones jugées fragiles, ce qui oblige la protection à tenir aussi là où elle est la plus faible.
Le nombre de chocs pour les articulations varie selon les sources : 12 chez Speedway, une moyenne sur 9 essais chez Wikipédia. Ce détail ne change pas les seuils, mais il rappelle qu'il faut lire ces chiffres comme des repères sourcés, pas comme le texte de la norme.
L'écart réel entre les deux niveaux
- Dos : la moyenne passe de 18 à 9 kN et le pic de 24 à 12 kN, soit moitié moins dans les deux cas.
- Genou, coude, épaule, hanche : la moyenne passe de 35 à 20 kN (environ 43 % de moins) et le pic de 50 à 35 kN (30 % de moins).
- Thorax : la moyenne passe de 30 à 20 kN (un tiers de moins) et la répartition de l'impact monte de 15 à 30 %, selon Speedway.
Attention au mot « énergie ». Dainese écrit que le niveau 2 transmet jusqu'à 50 % d'énergie en moins que le niveau 1. Les chiffres de la norme sont des forces en kN, pas des énergies, et la baisse de moitié ne vaut que pour le dos (9 contre 18 kN). Pour un genou ou un coude, l'écart est d'environ 43 %.
Niveau 1 contre niveau 2 à l'usage
Épaisseur, souplesse, poids
Le niveau 1 est décrit comme plus fin et plus souple, le niveau 2 comme plus épais ou fait d'une mousse plus évoluée (Le Pratique du Motard, boutique en ligne). C'est le compromis habituel : la protection qui transmet le moins de force occupe plus de place dans la poche du blouson.
Les matériaux réduisent l'écart. Selon la même source, les mousses viscoélastiques haute densité sont courantes en niveau 2, et les structures composites (mousse, plaque rigide, bords souples) atteignent le niveau 2 avec moins d'encombrement. Les coques rigides en polypropylène ou polyéthylène sont plus souvent de niveau 1.
Un choc d'essai n'est pas une chute
L'essai applique 50 J. Un calcul simple (½ × masse × vitesse²) donne, pour un motard de 75 kg à 50 km/h, environ 7 200 J d'énergie cinétique, soit près de 145 fois l'énergie de l'essai. Ce n'est pas une donnée de la norme, seulement un ordre de grandeur : une protection homologuée réduit la force sur une zone précise, elle ne promet rien sur la gravité d'une chute.
Une affirmation à ne pas répéter : on lit que le niveau 1 serait prévu pour moins de 50 km/h et le niveau 2 pour 50 à 110 km/h. Aucune des sources de normes lues pour ce guide ne donne de plage de vitesse. Le choc d'essai a la même énergie, 50 J, pour les deux niveaux.
Quel niveau viser selon l'usage
Les sources convergent sur un point : pour rouler sur route, le niveau 2 est la recommandation. Le Pratique du Motard le conseille pour tout usage routier, quelles que soient la vitesse et la fréquence, et réserve le niveau 1 à la conduite urbaine très lente, aux trajets de loisir sur voie fermée ou à une première protection en attendant de passer au niveau 2. Dainese présente de son côté le niveau 2 comme la référence des protections.
| Usage | Niveau à viser | Raison |
|---|---|---|
| Ville, trajets courts à basse vitesse | Niveau 1 acceptable, niveau 2 si la poche le permet | Le confort pèse davantage. Pour le dos, l'écart reste le plus grand de la norme (9 contre 18 kN). |
| Route, départementale, rocade | Niveau 2 | Recommandation de Le Pratique du Motard pour tout usage routier. |
| Autoroute, voie rapide | Niveau 2 | L'énergie d'une chute augmente avec le carré de la vitesse (calcul ½ m v², pas une donnée de la norme). |
| Longs trajets, voyage | Niveau 2, en vérifiant le confort | Selon Le Pratique du Motard, certaines coques articulées atteignent le niveau 2 mais fatiguent sur longue distance. |
| Circuit | Niveau 2 et vêtement de classe AAA | La classe AAA correspond à l'essai d'abrasion le plus sévère (120 km/h selon Dainese). La classe du vêtement ne remplace pas le niveau des protections. |
| Passager | Le même niveau que le conducteur | Les seuils de la norme portent sur la protection, pas sur la personne qui la porte. |
Ce tableau est une synthèse des sources consultées, pas une règle. Une protection de niveau 1 portée tous les jours vaut mieux qu'une protection de niveau 2 laissée à la maison parce qu'elle gêne : c'est le port régulier qui apporte une réelle protection.
Trois profils, trois choix
Le citadin qui roule vingt minutes par jour
Trajets courts, vitesse limitée, forte chaleur l'été. Une protection de niveau 1 plus fine se porte plus facilement tous les jours, et c'est le port régulier qui compte. Si le budget permet un seul passage au niveau 2, il porte sur le dos : c'est là que la norme montre l'écart le plus large, de 18 à 9 kN.
Le routier du week-end
Départementales, quelques voies rapides, vêtement textile classé AA. Visez le niveau 2 sur le dos, puis sur les épaules et les coudes si les poches l'acceptent. Vérifiez chaque emplacement séparément : un blouson peut être garni de niveau 2 aux épaules et de niveau 1 aux coudes, l'étiquette de chaque protection est la seule référence.
Le gros rouleur et le voyageur
Plusieurs heures de selle par jour, chaleur, bagages. Le niveau 2 reste la cible, mais le confort décide du port : essayez la dorsale casque et bagages en place, contrôlez qu'elle couvre bien le bas du dos et que sa longueur ne gêne pas en position assise. Une protection articulée qui suit le dos peut atteindre le niveau 2, selon Le Pratique du Motard, au prix d'un moindre confort sur longue distance.
Le passager relève de la même logique : les seuils de la norme s'appliquent à lui comme au pilote. Prévoyez une protection étudiée pour sa taille, car une dorsale pensée pour un pilote peut déborder sur un passager plus petit ou rester trop courte pour un passager plus grand.
Niveau 1 ou 2 et classes A, AA, AAA : deux choses différentes
Le niveau (1 ou 2) concerne les protections, testées selon l'EN 1621. La classe (A, AA, AAA) concerne le vêtement entier, testé selon l'EN 17092:2020, surtout sur sa résistance à l'abrasion. AGV Sport traite ces deux certifications séparément : la classe se lit sur le vêtement, le niveau sur chaque protection.
Les cinq classes de l'EN 17092
| Classe | Type de vêtement | Essai d'abrasion en zone 1 (Dainese) | Protections |
|---|---|---|---|
| AAA (partie 2) | Le plus protecteur, pensé d'abord pour les combinaisons de piste (AGV Sport) | 120 km/h (707 tr/min) | Niveau 1 minimum aux emplacements requis (AGV Sport) |
| AA (partie 3) | Usage large, tourisme (AGV Sport) | 70 km/h (412 tr/min) | Niveau 1 minimum aux emplacements requis |
| A (partie 4) | Léger, trajets urbains (AGV Sport), chaleur extrême (Wind and Throttle) | 45 km/h (265 tr/min) | Niveau 1 minimum aux emplacements requis |
| B (partie 5) | Abrasion équivalente à la classe A, sans protections | Non précisé par Dainese | Aucune : à porter avec des protections EN 1621-1 (Wind and Throttle) |
| C (partie 6) | Ne fait que tenir des protections en place, à porter avec A, AA, AAA ou B | Non précisé par Dainese | Maintien des protections |
Dainese définit la zone 1 comme l'ensemble épaules, coudes, hanches et genoux, la zone la plus exposée. Les durées de glissement exigées varient selon les sources : AGV Sport cite des temps simplifiés pour une vitesse d'essai proche de 120 km/h, alors que Dainese détaille trois vitesses. Ce guide reprend les vitesses de Dainese et aucune durée. Pour un vêtement précis, l'étiquette et la fiche du fabricant font foi.
Ce que la classe garantit côté protections
AGV Sport écrit qu'un vêtement ne peut porter la mention AAA, AA ou A que si des protections de niveau 1 sont montées à tous les emplacements requis. Le niveau 1 est donc le plancher, le niveau 2 une option supérieure. Wind and Throttle ajoute que les protections doivent respecter l'EN 1621-1:2012 et l'EN 1621-2:2014, et que le vêtement ne se porte pas sans elles.
Concrètement, un blouson classé AA peut être livré avec des protections de niveau 1 et rester un AA. Les modèles et leur classe sont détaillés dans le comparatif des blousons et vestes moto et dans la page pantalon moto.
Ce que le niveau ne dit pas
Le niveau mesure une force, pas une survie
Le Pratique du Motard le rappelle : l'EN 1621-2 mesure la force transmise au corps après l'impact, pas la capacité de la protection à résister à la chute. Deux protections de même niveau peuvent donc différer par leur étendue, leur tenue en place ou leur confort. Le niveau est un résultat de laboratoire, utile pour comparer, mais il ne remplace ni la lecture de la fiche ni l'essai sur soi.
La norme ne remplace pas non plus une autre norme : un genou de niveau 2 selon l'EN 1621-1 ne protège pas le dos, et une dorsale ne protège pas le coude. Chaque zone a son essai, son marquage et ses seuils, comme le montre le tableau du début de ce guide.
Une protection mal placée protège mal
Wind and Throttle indique que son blouson n'offre sa protection maximale qu'avec les protections prévues, installées et positionnées selon la notice. Les repères donnés pour ce modèle sont concrets : la protection d'épaule centrée sur l'os de l'épaule et assez haute pour le recouvrir, celle du coude placée sur l'extérieur de l'articulation et fixée par scratch, celle du dos centrée et orientée dans le sens de la colonne.
Ces repères concernent un blouson précis, mais le principe vaut pour tous : après un lavage ou un changement de protection, vérifiez que la mousse n'a pas glissé et que chaque pièce retombe sur la bonne articulation avant de rouler.
La mention de température n'est pas un niveau
T+ et T- ne veulent pas dire niveau 3. Ces mentions indiquent seulement que la protection a passé, en option, les essais à plus de 40 °C ou à -10 °C. Une protection sans mention reste valable : elle n'a pas été éprouvée à ces températures, ce qui compte surtout si vous roulez en plein été ou par grand froid.
Lire l'étiquette d'une protection
L'information utile se trouve sur la protection elle-même, pas seulement sur l'emballage : cherchez la référence de norme avec son année, puis le niveau (Le Pratique du Motard). Des fabricants citent encore d'anciennes références, alors que la version actuelle pour le dos est l'EN 1621-2:2014.
- Norme et année : EN 1621-1:2012 pour les articulations, EN 1621-2:2014 pour le dos (Wind and Throttle, Le Pratique du Motard).
- Niveau : 1 ou 2, indiqué à côté de la norme. Le marquage CE d'une protection porte le niveau de sécurité et l'étendue de la zone couverte (Dainese).
- Zone du dos : FB couvre tout le dos, omoplates comprises, CB la colonne seule, LB les lombaires (Motogirl).
- T+ et T- : essais facultatifs à plus de 40 °C et à -10 °C. Leur absence veut seulement dire que la protection n'a pas été testée à ces températures (Wikipédia, Dainese).
- Longueur : une dorsale de moins de 30 cm couvre rarement le bas du dos, au-delà de 40 cm la couverture est complète (Le Pratique du Motard).
Quand remplacer une protection
Le Pratique du Motard conseille un remplacement environ tous les cinq ans, et tout de suite après un choc important même si la protection paraît intacte. Ce délai vient d'un revendeur, pas de la norme. Pour le lavage, retirez les protections avant de passer le vêtement en machine (Wind and Throttle) ; la méthode est dans notre guide d'entretien de l'équipement moto.
Les niveaux 1 et 2 des autres équipements
Le mot niveau revient sur plusieurs équipements, avec à chaque fois une norme et des critères différents. Un gant de niveau 2 ne se compare pas à une dorsale de niveau 2.
| Équipement | Norme | Niveau 1 | Niveau 2 | Source |
|---|---|---|---|---|
| Gants | EN 13594:2015 | Protection des articulations facultative, manchette d'au moins 5 mm | Protection des articulations obligatoire, manchette d'au moins 50 mm | SATRA |
| Bottes | EN 13634 | Abrasion : 5 s en zone B, 1,5 s en zone A | Abrasion : 12 s en zone B, 2,5 s en zone A | Speedway |
| Gilet airbag Dainese D-air | Cadre de l'EN 1621-4 pris pour référence | Force transmise ≤ 4,5 kN | Force transmise ≤ 2,5 kN | Dainese |
Pour les gants, les durées d'abrasion publiées divergent d'une source à l'autre et sont omises ici. Les modèles, la norme et le sigle KP sont dans le guide des gants moto, et le comparatif de bottes reprend le niveau de chaque modèle.
Pour les gilets, Dainese précise que l'EN 1621-4 ne couvre que les airbags à déclenchement mécanique : ses gilets électroniques suivent une procédure dédiée qui s'en inspire. Le fonctionnement et les modèles sont dans la page airbag moto.
Ce que la loi impose
La fiche Service-Public consacrée à l'équipement du motard énumère trois obligations : un casque homologué, des gants marqués CE et un gilet de haute visibilité. Elle ne mentionne ni dorsale, ni protections, ni blouson, et ne cite aucun niveau de protection.
Le choix du niveau relève donc d'une décision personnelle, pas d'une obligation légale. Les montants d'amende, les équipements exigés pour le passager et les cas particuliers sont détaillés dans l'article sur l'équipement moto obligatoire ou pas.
Passer du niveau 1 au niveau 2 sans changer de blouson
Où le gain est le plus net
L'écart est le plus net pour le dos (moitié moins de force à la moyenne comme au pic), contre environ 43 % pour les articulations. Avec un budget serré, la dorsale est donc la protection où le passage au niveau 2 change le plus les chiffres de la norme. C'est une lecture des seuils, pas un classement donné par une source.
Ce qui doit rentrer dans la poche
Une protection de remplacement doit entrer dans l'emplacement prévu par le blouson (Le Pratique du Motard). Mesurez la hauteur et la largeur de la poche, comparez-les aux dimensions annoncées sur la fiche, et vérifiez la mention FB, CB ou LB avant d'acheter. Pour comparer des références déjà relevées, le comparatif de protections moto.
Avant d'acheter : cinq questions à se poser
- Quelle zone voulez-vous couvrir ? Le dos relève de l'EN 1621-2, les articulations de l'EN 1621-1 et le thorax de l'EN 1621-3, chacune avec ses propres essais.
- Quel est votre usage réel ? Reprenez le tableau précédent : ville à faible vitesse, route, voie rapide, voyage ou circuit.
- Que dit l'étiquette ? La référence de la norme avec son année, le niveau, et pour un dos la zone couverte : FB, CB ou LB.
- Entre-t-elle dans votre vêtement ? Mesurez la poche avant de commander et vérifiez que la protection est prévue pour la coupe de votre blouson.
- Allez-vous réellement la porter ? Une protection trop gênante finit dans un placard, et son niveau n'a alors plus aucune utilité.
Dernier réflexe : relisez la classe du vêtement (A, AA ou AAA) et le niveau de chaque protection comme deux informations distinctes. Le détail de budget d'un équipement complet est dans le guide prix d'un équipement moto complet.
Confusions fréquentes
Les erreurs de lecture les plus courantes sur les niveaux de protection.
- Croire que le niveau 2 vaut « deux fois mieux » partout. Le rapport est de moitié pour le dos (9 contre 18 kN), mais d'environ 43 % pour un genou ou un coude (20 contre 35 kN).
- Confondre niveau et classe. AA ou AAA décrit le vêtement et son abrasion. Le niveau 1 ou 2 décrit la protection. Un blouson AAA avec du niveau 1 reste un blouson AAA.
- Acheter une dorsale sans lire FB, CB ou LB. Une LB ne couvre que les lombaires et une CB la colonne : aucune ne protège les omoplates comme une FB (Motogirl).
- Garder une protection ancienne ou déjà choquée. Le remplacement est conseillé après un choc important, même sans trace visible, et environ tous les cinq ans selon Le Pratique du Motard.
Questions fréquentes
Quel est le meilleur niveau de protection moto ?
Pour rouler sur route, les sources lues recommandent le niveau 2, qui transmet le moins de force lors de l'essai (9 kN de moyenne pour une dorsale, 20 kN pour une articulation). Le niveau 1 reste acceptable en ville à très basse vitesse.
Quelle est la différence entre une dorsale de niveau 1 et une dorsale de niveau 2 ?
Au choc d'essai de 50 J, une dorsale niveau 1 transmet en moyenne 18 kN au plus, avec un pic de 24 kN. Le niveau 2 plafonne à 9 kN de moyenne et 12 kN de pic, soit moitié moins. Il est aussi plus épais.
Quelle est la différence entre un gant KP1 et un KP2 ?
Dans l'EN 13594:2015, le niveau 1 rend l'essai de protection des articulations facultatif, alors que le niveau 2 l'impose, avec une manchette plus longue (50 mm au lieu de 5 mm). KP désigne la protection des articulations. Source : SATRA.
Quelle protection est obligatoire en moto ?
Service-Public liste le casque homologué, les gants marqués CE et le gilet de haute visibilité. Dorsale, coudières, genouillères et blouson ne sont pas cités, et aucun niveau 1 ou 2 n'est imposé pour ces équipements.
Existe-t-il un niveau 3 de protection moto ?
L'EN 1621 actuelle prévoit deux niveaux, selon Dainese. Wikipédia mentionne un ancien dispositif qui comptait un niveau 3, abandonné depuis. Un « niveau 3 » rencontré dans le commerce n'est donc pas un niveau de la norme en vigueur.
Que signifie la classe AAA sur une veste moto ?
AAA est la classe de vêtement la plus protectrice de l'EN 17092:2020. Dainese l'associe à un essai d'abrasion à 120 km/h en zone 1, contre 70 km/h pour AA et 45 km/h pour A. Elle ne dit rien du niveau des protections.
Une veste de niveau 2 existe-t-elle ?
Le niveau 1 ou 2 s'applique aux protections, pas au vêtement, qui reçoit une classe A, AA ou AAA. Une veste dite de niveau 2 est en pratique une veste équipée de protections niveau 2 : lisez l'étiquette de chaque protection.
Comment savoir si une protection est de niveau 1 ou de niveau 2 ?
Lisez l'étiquette de la protection elle-même, pas seulement l'emballage : elle porte la norme avec son année (EN 1621-1:2012 ou EN 1621-2:2014), puis le chiffre 1 ou 2. Si la mention manque, demandez la fiche technique au fabricant avant d'acheter.
Le niveau 2 protège-t-il mieux contre toutes les blessures ?
Non. La norme mesure seulement la force transmise au corps lors d'un choc de 50 J sur une zone précise. Elle ne dit rien de la surface couverte, de la tenue en place ni des chutes plus violentes : une protection mal positionnée protège mal, quel que soit son niveau.
Peut-on passer du niveau 1 au niveau 2 dans son blouson ?
C'est possible tant que la nouvelle protection entre dans l'emplacement prévu. Mesurez la poche, vérifiez la mention FB, CB ou LB pour un dos, et suivez la notice du vêtement, car le fabricant précise les protections à monter et leur position.
Faut-il changer ses protections après une chute ?
Oui si le choc a été important : Le Pratique du Motard conseille de remplacer la protection immédiatement, même quand elle semble intacte. Le même revendeur donne un délai d'environ cinq ans en l'absence de choc, une durée qui ne vient pas de la norme.
Sources consultées
- Speedway : les différentes homologations, seuils en kN des niveaux 1 et 2
- Dainese : comment fonctionnent les certifications des protections dorsales et d'articulations
- Dainese : certifications des vestes et pantalons, classes de l'EN 17092 et zones à risque
- SATRA : exigences de l'EN 13594 pour les gants, niveaux 1 et 2
- Service-Public : équipements obligatoires du motard
- Le Pratique du Motard : dorsale de niveau 1 ou de niveau 2, la différence
- Le Repaire des Motards : les normes européennes de l'équipement du pilote
- Wikipédia : Motorcycle armor, essais des normes EN 1621
- AGV Sport : EN 17092-1:2020, classes et exigences de protections
- Wind and Throttle : protections exigées et emplacements dans la veste
- Motogirl : protections dorsales, codes FB, CB et LB
À propos de l'auteur

Manu Ferreira
Douze ans d'atelier chez un concessionnaire multimarque à Bordeaux, puis convoyeur de motos entre la France et l'Espagne pendant trois ans. Aucune marque ne lui envoie de matériel gratuit.
Méthode
Les chiffres de cette page viennent de sources citées dans le texte : fiches du programme SHARP (ministère des Transports britannique), guide de la Sécurité routière, article de Motomag. Aucun casque n'a été pesé ni mesuré par le site.
Financement
Un achat via un lien Amazon de ce site rapporte une commission versée par Amazon, prélevée sur sa marge, jamais sur votre prix. Aucune marque n'achète de place dans un comparatif.
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